En coulisse des Rencontres internationales de littérature de Berlin, un écrivain du cru invite certaines plumes renommées à animer une lecture devant les détenus de la de la Justizvollzugsanstalt, la prison de Moabit. Avec Franzobel, écrivain autrichien réputé pour ses saillies sexuelles et politiques, les détenus ont écouté, échangé, et respiré la liberté des mots. Plongée de l’autre côté des barreaux.
Dans la cour de la prison de Moabit, deux hommes répètent la même ronde, tels deux écoliers aux larges épaules qui seraient passés à côté de leur vie. Le monde extérieur, cela fait des années qu’ils ne l’ont pas vu, et de l’écrivain Franzobel qui les regarde par la fenêtre, ils n’en ont probablement jamais entendu parler. À peine 800 mètres séparent la prison du Tiergarten, où les festivaliers des Rencontres internationales de littérature de Berlin se rendent, en fidèles habitués, de lectures en lectures. Pour les 1.300 prisonniers, toutefois, la distance ne se mesure pas en mètres mais en années... (suivre la lecture >>)